Papa, comment on fait pas les bébés ?

descendance



UK flag pastel

De tous les adultes que je connais, je n’en ai jamais croisé un qui aimait davantage les enfants que mon père. Devenir gaga, perdre tous ses moyens et gagner deux octaves en voyant la frimousse d’un nouveau-né n’a pour moi absolument rien de « féminin ». Ma maman aime bien voir les mômes, mais au bout de deux minutes, c’est bon, elle les a vus et elle te redemande du café merci bien. Mon père, lui, oubliait tout du monde adulte et discutait (monologuait, bien sûr) avec le gamin pendant des heures. C’est dire : des fois, il en oubliait même de fumer. Et s’il y avait des enfants autour, les conversations existentialistes avec mon père, tu pouvais oublier.

Pendant longtemps, j’ai pensé comme une évidence qu’un jour j’aurai des enfants. Jusqu’au moment où je me suis autorisée la question : est-ce que, des enfants, j’en voulais, ou est-ce que je pensais qu’il fallait que j’en ai ? Il ne m’a pas fallu longtemps pour comprendre : j’avais toujours pris ça pour une vérité simplement indiscutable. Alors qu’en fait, des enfants, je n’en voulais pas, et je savais au fond que je n’en ferai pas.


La première fois que je l’ai dit à mon père, j’étais ado, et il a sûrement cru que je disais ça pour l’emmerder, lui qui, je le sais, aurait adoré avoir des petits-enfants. Ça ne tenait pas debout selon lui, puisque mon amour des enfants était quant à lui réel. C’était vrai. Je ne sais pas si c’est mon père qui me l’a transmis, mais j’aimais, j’aime, infiniment les enfants. Ils valent tellement mieux que toute l’horreur qu’on vomit autour d’eux.

Les années passaient et je ne changeais pas d’avis, je me braquais même de plus en plus. Mon père ne comprenait pas pourquoi : « mais enfin, tu n’as pas à décider maintenant, pourquoi est-ce que tu t’énerves comme ça, pourquoi est-ce que tu veux à ce point-là affirmer que tu ne veux pas d’enfants ?
– Parce que, papa, j’en peux plus d’entendre jusqu’au dernier des blaireaux remettre en question mes choix comme si c’était une passade de gamine.
– Mais qu’est-ce que tu racontes ? Qui t’a dit ça ?
– Ohla, mais tout le monde, papa, merde, ouvre tes oreilles ! À chaque fois que je dis que je ne veux pas d’enfants (toujours parce qu’on m’a d’abord dit : « ah, tu dois avoir hâte d’être une maman »), au mieux je vois un sourire condescendant, au pire une grimace narquoise, suivie de l’inévitable : « ah, mais, tu verras, ça c’est que tu dis maintenant, tu changeras… »
– Les gens veulent sûrement te dire qu’eux aussi ils ne pensaient pas en avoir, et maintenant ils en ont…
– Nooon, ils veulent me dire qu’ils ne supportent pas l’idée que contrairement à eux, ma décision soit mûrement réfléchie, et en aucun cas un sujet de conversation collective.
– Tu crois vraiment ? (mon père avait souvent peur que je focalise, que je sur-interprète)
– Tu sais quoi, ne me crois pas sur parole, mais à partir de maintenant, fais attention, et tu verras. Je te prie de noter aussi la différence que ça fait quand c’est un gars qui dit qu’il n’en veut pas… Lui, on le comprend, limite on lui tape dans le dos (en lui faisant quand même comprendre que sa copine lui en fera un malgré lui). Mais une femme qui ose dire qu’elle ne veut pas d’enfant : quelle connasse ! »


Pour ça je pouvais compter sur mon père : si je lui demandais de faire attention, il faisait attention. Et il a commencé à voir la fréquence insupportable de toutes ces petites attaques qui se cachent (pas toujours, remarque) derrière un paternalisme bienveillant :

« mais enfin ne dis pas ça, tu adore les enfants ! »
« c’est parce que tu veux une carrière ? »
« mais tu sais, plein de femmes arrivent à avoir un travail ET des enfants… »
« une copine à moi n’a pas d’enfants, et ben franchement, les enfants ne l’aiment pas non plus. »
« je comprends ce que tu dis maintenant, mais tu sais, ne pas avoir d’enfants c’est rater sa vie. »
« mais tu feras quoi, alors, si tu n’as pas d’enfants ? »
« le féminisme c’est vraiment allé trop loin, j’dis qu’ça. »
« moi je dis que ça sert à rien d’avoir des seins si on n’allaite jamais. »
« tu verras quand tu auras rencontré le bon »
« elle dit ça maintenant, mais elle verra, après, elle ne pensera tellement qu’à ça, elle forcera son mec à en avoir. »
« ah ouais, et avec quoi tu penses retenir ton homme, alors ? »
« qui c’est qui s’occupera de toi quand tu seras vieille, si tu ne fais pas d’enfants ? »
« c’est parce que tu n’as jamais aimé quelqu’un vraiment. »
« Ah non ! Après tu vas devenir comme toutes les vieilles filles, moches et revêches, qui font semblant qu’elles ne voulaient pas d’enfants parce qu’en fait, personne n’a voulu d’elle. »
« ah mais je respecte, hein, c’est juste que je te dis qu’un jour tu en auras, c’est obligé. »
« franchement, c’est super égoïste. »

La violence, je n’ai donc pas eu tellement besoin de lui expliquer. Il se l’est pris dans la gueule lui aussi, à chaque fois qu’on me disait ça, et qu’on attendait en plus que je sois reconnaissante, que je dise à genoux : « ah, merci de m’amener aux portes de la sagesse ».

Le plus désagréable pour mon père, cependant, ç’a été de reconnaître dans ces phrases des bribes de choses que lui aussi avait pu penser et même dire. Il a bien fallu qu’il s’en rappelle, de cette fois où lui aussi avait pensé par exemple que si je n’avais pas d’enfants, j’aurais raté ma vie, ou du moins son expérience la plus valable. Pire : que sans enfants, je ne pourrais jamais être heureuse. Lui qui croyait me dire une petite phrase rarissime, oser un moment d’intime connexion entre père et fille, s’était juste inscrit dans un immense discours de propagande. Cette pseudo-confidence-là, on me la crachait de tous les côtés, et sans aucune bienveillance. Hommes, femmes, vieux, jeunes, tout le monde était d’accord sur un point : je devais absolument avoir des mômes. On aurait dit que qu’une guerre nucléaire en dépendait, sans déconner. On aurait dit que mon ventre appartenait à tout le monde.

Au début, quand on en parlait, je lui disais que c’était l’un des trucs pour lesquels les gens se permettaient le plus de me juger, jusqu’à clairement me manquer de respect (ça et le fait qu’à l’époque, étudiante, il était hors de question que j’habite avec mon copain). Il me répondait, pourtant pas si sûr de lui, je le voyais bien : « tu exagères. » C’était bien pire. Je n’en disais pas même le quart, il n’aurait pas supporté. Il a entendu des gens me comparer à une poule et me demander l’heure de ponte, des gens me dire « à quoi ça sert de faire des études intelligentes, ton rôle c’est d’abord d’avoir des enfants » et tellement, tellement, tellement de gens affirmer : « tu es tellement égoïste. » Comme s’il ne suffisait pas d’à peu près dix secondes pour prouver que dans notre société, la plupart de ceux qui font des enfants le font justement par pur choix égoïste. La différence entre eux et moi, c’est que moi, je m’en fous qu’ils soient égoïstes, je ne discute pas leur cas, leurs choix de reproduction ne me regardent pas.

Je lui disais : « papa, t’as beau ne pas le croire, je sais que ne pas vouloir d’enfant, alors que ça ne regarde pourtant personne, ça va être le combat de ma vie. On me le reprochera toujours. Il faudra toujours que je me justifie. Tu crois qu’aujourd’hui les gens peuvent accepter ça, mais non. C’est vu comme encore tellement marginal, un choix d’excentrique. » Et en effet. Statistiquement, c’est encore relativement peu courant pour une femme de ne pas avoir d’enfants.

J’ai plus de trente ans maintenant, je ne veux toujours pas d’enfants, suis en couple avec un compagnon qui n’en veut pas non plus. Sincèrement, les gars, il va falloir se faire une raison : je n’en aurai pas. Croyez-moi, si j’en suis si certaine, c’est que c’est un choix que je suis obligée de refaire quasiment tous les jours. Parce que, d’abord (vous vous rappelez, on est partis de ça ?) j’adore les enfants. Je ne connais pas de plus grand poète qu’un gamin, je ne connais personne d’autre qui me donne autant envie d’aimer le réel. Et pourtant d’hésitation il n’y a pas. Je pourrais faire la liste des pourquoi. Il y en a tellement. Mais pas dans ce texte-là.

Dans ce texte-là, je voudrais dire ce que ça m’a fait d’entendre, après le décès de mon père, mon grand-frère me dire que c’était l’un des points sur lesquels mon père me respectait et me soutenait le plus : « dans ton choix de ne pas avoir d’enfants. Il trouvait cela vraiment courageux. Il me l’avait encore dit il n’y a pas longtemps. » Je ne peux plus aujourd’hui douter qu’il savait ce que ce choix coûtait de jugement social.


Et parce que je ne doute pas une seconde de son soutien, je voudrais aussi dans ce texte parler du choc que ça a pu être, pour quelqu’un qui adorait les enfants, d’apprendre que ses enfants pourraient bien ne jamais en avoir. Pire : faisaient le choix délibéré de ne pas même tenter.

Quand j’ai dit à mon père que je ne voulais pas d’enfants, je ne l’attaquais pas personnellement. Mais je sais au fond que je lui disais, que je le veuille ou non : « ben, tu vois, moi, le monde, je ne l’ai pas trouvé suffisamment beau pour avoir envie de le faire découvrir à quelqu’un. Moi, le monde, je trouve ça plutôt moche, dans l’ensemble, et je ne serai pas responsable d’une souffrance de plus. »

Mon père l’avait compris. Sans que j’aie besoin de dire tout ça, il m’a demandé, visiblement ému : « Tu trouves ça si horrible que ça, de vivre ?
– Non, des fois même, j’adore…
– Et tu ne crois pas que tes enfants pourraient être heureux de ressentir la même chose, alors ?
– Mais papa, prend-le pas mal… je ne suis pas sûre de supporter qu’ils ressentent tout le reste. »


Nombreuses sont les personnes qui voudraient que leurs parents soient encore là pour rencontrer leurs propres enfants. Je voudrais que mon père soit encore là, pour voir mon ventre creux d’enfants et plein de tout le reste, pour qu’il n’ait jamais à rencontrer des enfants que je n’aurai pas, pour qu’il me voit vieillir heureuse sans enfants. J’aurais aimé qu’il soit là encore, pour ces soirées où l’on s’accordait toujours sur un point, si limpide et pourtant si peu accepté : aimer les enfants, c’est aussi, parfois, choisir de ne pas en avoir.


Daddy, where do non-babies come from?

Among all the grown-ups I’ve known, I’ve never met anyone who loved children more than my dad did. Going gaga, losing one’s composure and talking up two octaves when seeing a baby’s pretty little face isn’t associated at all, for me, with women. My mom likes to meet kids, but after two minutes she’s good, she’s seen them and would rather get another cuppa thank you very much. My dad would forget everything from the grown-up world and discuss (that is, monologue) with the baby for hours. I mean, sometimes, he would even forget to smoke. If there were any children around, you could forget all about existentialist conversations with my dad.

For a long time, I thought that obviously, one day I would have kids. Until I actually allowed myself to ask the question: did I want kids, or did I think I should have them anyway? It didn’t take much time to get it. I had simply always considered it indisputable. Whereas I didn’t want children, and I already knew, deep down, that I wouldn’t have any.

The first time I told this to my dad, I was a teenager, so he may have thought I only said it to bother him, since he liked children so much and would have loved to have had grandchildren. It didn’t make sense to him: I loved children, and I wasn’t faking it. It was true. I don’t know if I got it from my dad, but I loved, and I love, children so much. They are so much better than everything we go puking around them.

Years passed, and I didn’t changed my mind. I grew even more antagonized. My dad couldn’t understand why: “but you don’t have to decide now, why do you get so worked up, why do you want to make it so clear that you’ll never have children?
– Because, dad, I can’t stand any more hearing even the last one of such assholes question the validity of my choice, saying it’s only a teen’s phase.
– What are you saying? Who said that?
– For god’s sake, dad, everyone’s saying it! Listen around you! Every time I say I don’t want children (always because someone started first by saying: ‘ah, you must be so looking forward to being a mother’), in the best of cases there’s a patronising smile, worst case scenario an insufferable smirk, followed by the inevitable: ‘well, that’s what you’re saying now, but you’ll change your minds, you’ll see…’
– People certainly just mean that they didn’t think they’d have children themselves, and now they do…
– Nooo, they want to tell me that they won’t accept the idea that contrary to theirs, my decision was the result of much serious thinking, and in no way up for collective debate.
– Do you think that’s it, really? – my dad was often scared that I would overthink things.
– You know what? Don’t just believe me; from now on, pay attention, and you’ll see for yourself. I also beg you to note the difference it makes when the one saying they don’t want children is a dude… In that case, everybody understands and they even pat himself on the back – while making it clear, however, that his girlfriend will give him a child regardless. But a woman who dares to say she doesn’t want children: what a bitch!”


I could trust my dad on that : if he said he’d pay attention, then he would. So he did. And he started noticing the insufferable prevalence of all these cutting remarks which hide – sometimes – behind some benevolent superiority:

‘come on, don’t say that, you love children!’
‘is it because you want to have a career?’
‘many women actually manage to have both a job AND children, you know…’
‘I know a friend who has no children, and let me tell you this, children hate her.’
‘I hear what you’re saying, but you know, not having children is to live a wasted life.’
‘then what will you do, if you have no children?’
‘feminism went too far, is all I’m saying.’
‘why have breasts if you never breastfeed?’
‘you’ll see, when you’ll meet the one.’
‘she says that now, but later she’ll be so obsessed with children she’ll forced her partner to have them.’
‘then why do you think your man will stay with you?’
‘but who will look after you when you’re old, if you don’t have any children?’
‘that’s because you’ve never truly loved someone.’
‘Oh no! Then you’ll be one of those ugly and crabby spinsters, who claim they didn’t want children because in fact nobody wanted them.’
‘I can assure you I respect your opinion, I’m just saying that one day you’ll have children.’
‘that’s so selfish.’

I didn’t really have to explain to him that violence. He felt it every time he heard someone say that to me, and on top of that they’d have liked me to be grateful, to say on my knees: ‘oh thank you so much for leading me to the doors of wisdom.’


The most unpleasant part of the experience, however, has been to identify, in all this pro-motherhood litany, bits he may have thought and said himself. For instance, it made him remember that one time when he said he feared I would have a wasted life if I was childless. Worse: without children, I could never be truly happy. He thought he had told me something small and rare, epitomising the privileged close connection between a father and his daughter; whereas he had merely inscribe himself into a never-ending propaganda speech. It wasn’t confided in me, it came at me from all directions with no kindness whatsoever. Men, women, old or young, everybody agreed on this: I absolutely must have children. Honestly, you’d have thought a nuclear war depended on it. It was as if my uterus belonged to everyone.

When we first started to talk about it all, I had told him it was one of the things people judge me about the most; something that allowed them to disrespect and belittle me – this, and the fact that then, as a student, I really didn’t want to move in with my partner. My dad had replied, not so confidently, though: ‘aren’t you overreacting a little?’ It was worse than that. He didn’t know the half of it, honestly he couldn’t have handled it. He heard people comparing me to a chick and ask me what time I’d lay my eggs, people saying: ‘why are you doing studying this clever stuff anyway, your first role is to have children’ and so many, many, many people just saying: ‘you’re so selfish.’ As if it’d take more than ten seconds to prove than in our current society, most people who have children have them out of pure selfish choice. The difference between them and me is that I don’t care they’re selfish, I don’t discuss their lives, their choices regarding human reproduction are none of my business.

I would tell him: ‘dad, even if you don’t believe me, I know that not wanting children – even though it’s nobody’s business – will be a lifelong fight. It will always be reproved. I will always have to justify myself. You think people can accept that now, but they can’t. It’s still seen as such a marginal choice, the thought of an eccentric.’ Statistically it’s still rather unsual for a woman to be childfree, indeed.


I’m over thirty years old now, and I still want to be childfree, am in a relationship with someone who wants to be childfree too. Seriously, guys, you’re gonna have to accept this: I won’t have children. Believe me, I’m all the more sure of it that it’s a decision I have to make again almost everyday. Because, in the first place(remember, that was our starting point?) I love children. I don’t know any poet more skilled than a child, I don’t know any other being who makes me more willing to love reality. Yet there’s no doubt. I could write a list of all the reasons why. There are so many of them. Not in this text, though.


In this text, I’d like to tell what it meant to me, to hear after my dad had passed away, my older brother tell me that it was one of the things my dad supported and respected most about me: ‘your choice not to have children. He found it brave. He said so again to me not long ago.’ I can’t doubt it though, he then knew how severe social criticism was.

Because I don’t doubt his support for a second, I’d like to also talk about what it may have meant for him, for someone who loved children so much, to learn that your own children may never have any. Worse: that they deliberately choose to not even try.

When I said to my dad that I didn’t want any children, I wasn’t attacking him personally. However I realise that – whether I like it or not, this is partly what I was saying: ‘well, you see… that world… I didn’t find it nice enough to want to introduce someone else to it. The world, all in all, is rather awful really, and I wouldn’t want to be responsible for more suffering.’

My dad understood it. I didn’t have to say any of this. He asked me, visibly sad : ‘do you find it so terrible, to live?
– No, sometimes I even like it, actually.
– You don’t think your children might be happy to feel the same thing, then?
– Dad, to tell you the truth… don’t take it badly please… I’m not sure I could handle everything else they’d have to feel.’

Many people would like their parents to still be there to meet their own children. I’d like my dad to still be there to see my child-less, life-full belly, to have him never meet children I’ll never have, to see me grow old childfree and happy. I’d like him to still be there, for all these dinners during which we would agree on this one point: sometimes, to love children is to choose not to have any.

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4 thoughts on “Papa, comment on fait pas les bébés ?

  1. Quand nous en parlions à la fac, je pensais au fond de moi que tu changerais peut-être d’avis et qu’il ne fallait pas que ce soit à 50 ans. J’avais 20 ans et pour moi enfant rimait avec vie réussie. Le remps m’a appris le reste.
    J’ai rencontré d’autres femmes, couples qui pour diverses raisons n’en voulaient pas et qui souffraient des autres qui voulaient leur en imposer. L’argument que j’entends le plus reste encore ” vieux vous allez vous faire ch…” et une de mes anciennes collègue m’avait fait mal en m’expliquant son refus par “je ne supporterais pas d’être celle qui a voulu exposer un enfant à ce monde-là “. Oui, c’est égoïste d’avoir des enfants, tellement égoïste… très beau billet!

    Liked by 1 person

    1. Merci beaucoup Patrick pour ton commentaire, et pour avoir partagé ici un peu de nos discussions d’autrefois.
      Ce qu’on peut retenir de tout cela, c’est qu’il existe de très beaux égoïsmes. Des égoïsmes puissamment tournés vers l’autre.
      Merci encore…

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